Aider les malades (soins, accompagnement, citoyenneté)

améliorer la vie des malades en attendant la guérison.

Communiquer les savoirs auprès des familles, professionnels et du grand public.

S'informer et partager Ces outils sont indispensables pour poursuivre la mobilisation et aider les malades dans leur combat.

Les essais concernent des maladies

neurologiques, neuromusculaires, cardiaques, du sang, de la vue, de la peau, du système immunitaire, du vieillissement.

Guérir (recherche et développement de thérapies innovantes)

suivre les projets des recherches, les essais clinique par les expertises et des plateformes dédiées à la recherche translationnelle.

neobux

http://images.neobux.com/imagens/banner9.gif
Affichage des articles dont le libellé est La thérapie génique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La thérapie génique. Afficher tous les articles

jeudi 20 août 2015

Première mondiale : du muscle « normal » à partir de cellules souches embryonnaires

Une méthode pour obtenir des fibres musculaires et des cellules souches satellites à partir de cellules souches embryonnaires a été mise au point par une équipe soutenue par l’AFM-Téléthon.
afm telethon IGBMC Harvard olivier pourquié fibres musculaire première mondiale world premiere cellules souches

Cette avancée majeure pour les maladies neuromusculaires vient d’être publiée le 3 août 2015 dans Nature Biotechnology.
Pour la première fois au monde, l’équipe d’Olivier Pourquiéde l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC) d’Illkirch et de l’Université d’Harvard aux Etats-Unis, a mis au point une méthode pour fabriquer des fibres musculaires et des cellules satellites.
"Grâce à notre méthode qui ne demande aucune manipulation génétique, nous obtenons des fibres musculaires qui se contractent, mais aussi des cellules souches satellites"

olivier pourquié IGBMC Harvard maladies neuromusculaires recherche

Olivier Pourquié

(crédit photo : Lola Vélasquez/IGBMC)
Jusqu’à présent, les chercheurs savaient obtenir les différents éléments des fibres musculaires, les myoblastes , à partir de biopsies puis les amener à se différencier en fibres musculaires. Mais au prix de rendements faibles et imparfaits (en particulier, sans activité contractile). Avec le protocole développé par l’équipe d’Olivier Pourquié, il est désormais possible d’obtenir des fibres musculaires qui se contractent et de véritables cellules musculaires satellites, lesquelles permettent la formation des muscles et la régénération musculaire, comme dans un muscle « normal ».

Fort de ce succès, les chercheurs ont greffé sur des souris modèles de la myopathie de Duchenne les cellules souches satellites obtenues (à partir de cellules souches de souris). Un mois après, le muscle traité présentait des fibres exprimant de la dystrophine normale, prouvant que ces cellules greffées sont bien capables de régénérer les fibres musculaires « malades ».
Le protocole a également été testé sur des cellules souches embryonnaires obtenues à partir de souris modèles de la myopathie de Duchenne et a permis d’obtenir des fibres musculaires « malades ».
Ces cellules musculaires, « normales » ou « malades », obtenues à partir d’une source inépuisable de cellules souches, sont un outil supplémentaire pour les chercheurs afin d’étudier les mécanismes de formation des cellules musculaires, tester de nouveaux candidats-médicaments mais aussi démontrer l’efficacité de futures thérapies. 

Pour en savoir plus : Differentiation of pluripotent stem cells to muscle fiber to model Duchenne muscular dystrophy.Olivier Pourquié, et al. Nature Biotechnology, 8/3/2015 doi:10.1038/nbt.3297

mardi 20 janvier 2015

Myopathie de Duchenne (DMD) : premier patient traité à l'Institut de Myologie




C'est la première étude à doses multiples chez l'humain pour évaluer la sécurité, la tolérance, l'efficacité et les paramètres pharmacocinétiques du SRP--4053 chez des patients atteints de DMD porteurs de délétions de l'exon 53.
L'étude sera menée dans 4 sites en Europe (Rome, Londres, Newcastle Upon-Tyne et Paris à l'Institut de Myologie) dans le cadre d'un contrat de consortium entre Sarepta et plusieurs hôpitaux, institutions et scientifiques européens. Elle pourra compter jusqu'à 48 patients, des garçons de 6 à 15 ans, et devra être close en décembre 2016.
Un essai appuyé par le Réseau français des cliniciens
Le recrutement des patients français dans les essais cliniques en général, et celui-ci en particulier, s'appuie sur le Réseau français des cliniciens qui identifient et assurent le suivi de l'histoire naturelle de la maladie pour chaque patient pouvant théoriquement être traité par saut de l'exon 53.
"Nous sommes très heureux que le premier patient ayant reçu ce nouveau médicament qui induit le saut de l'exon 53, ait pu en bénéficier ici, à Paris" a précisé Laurent Servais, Neuropédiatre et Responsable des essais cliniques et bases de données de l'Institut de Myologie

lundi 29 décembre 2014

Efficacité d’un traitement innovant de thérapie génique dans le modèle canin de la dystrophie musculaire de Duchenne

Une collaboration impliquant trois laboratoires initiés et soutenus par l’AFMTéléthon,
Atlantic Gene Therapies (AFM-Téléthon, Inserm UMR 1089, Université de
Nantes, CHU de Nantes), Généthon (Evry) et l’Institut de Myologie (Paris), a permis
de démontrer l’efficacité d’un traitement innovant de thérapie génique chez le
modèle canin de la dystrophie musculaire de Duchenne. Ces travaux, publiés
dans la revue américaine Molecular Therapy du mois de novembre, ont été
financés en majeure partie par les dons du Téléthon. Ils ouvrent la voie à la mise
en place d’un essai clinique chez l’Homme.

La dystrophie musculaire de Duchenne est la maladie neuromusculaire la plus fréquente
de l’enfant (1 garçon sur 3500 à 5000 naissances). Elle est due à une anomalie génétique
dans le gène DMD, sur le chromosome X, entraînant l'absence d'une protéine
indispensable au bon fonctionnement des muscles, la dystrophine.

Le traitement développé par les chercheurs d’Atlantic Gene Therapies, de Généthon et
de l’Institut de Myologie, est basé sur l’utilisation d’un vecteur AAV (Adeno Associated
Virus) portant un transgène permettant le saut d’un exon1 spécifique et la production de
dystrophine dans le muscle du malade.

Sécurité, efficacité et stabilité du traitement chez le chien

Chez le chien GRMD (Golden Retriever Muscular Dystrophy), le traitement a visé le saut
des exons 6, 7 et 8 du gène de la dystrophine. Le produit a été administré par voie
locorégionale dans les pattes antérieures des 18 chiens qui ont été suivis pendant 3,5 mois
après l’injection. Il a été bien toléré par tous les chiens traités, aucune réponse immunitaire
contre la dystrophine synthétisée n’ayant été observée. Le saut des exons s’est traduit par
des niveaux élevés d’expression de la dystrophine dans les muscles traités. Les résultats
des travaux indiquent également que ce traitement, une fois injecté, produit dans le tissu
musculaire un effet prolongé et stable dans le temps d’observation de l’étude et, contrairement aux oligonucléotides antisens déjà utilisés en clinique pour le saut d’exon, il
ne nécessite pas d’être ré-administré régulièrement. La synthèse de « nouvelle »
dystrophine est dépendante de la dose de vecteur injectée : plus la dose est forte et plus
le saut d’exon est efficace. La force musculaire augmente également avec la dose
injectée. 80 % des fibres musculaires expriment la « nouvelle » dystrophine avec la dose la
plus élevée. Un résultat extrêmement encourageant car une expression minimum de 40 %
de la dystrophine dans les fibres musculaires est nécessaire pour que la force soit
réellement améliorée.

Vers un essai clinique de phase I/II

Ces résultats ouvrent la voie à la mise en place d’un essai de phase I/II qui visera à traiter,
par voie locorégionale, le membre supérieur de personnes atteintes de dystrophie
musculaire de Duchenne non ambulantes et dont la dystrophine peut être corrigée par le
saut spécifique de l’exon 53. Les études de toxicologie et biodistribution réglementaires
viennent de s’achever et le dépôt d’un dossier auprès des autorités réglementaires est
prévu pour 2015.

Atlantic Gene Therapies, Généthon et l’Institut de Myologie sont membres de l’Institut des
Biothérapies des maladies rares, créé par l’AFM-Téléthon. Avec plus de 600 experts à
Nantes, Paris et Evry, c’est une force de frappe unique pour la mise au point et le
développement de la thérapie génique des maladies rares.

Ces travaux ont également bénéficié de financements dans le cadre du programme
ADNA (Advanced Diagnostics for New Therapeutic Approaches), un programme dédié
au développement de la médecine personnalisée et soutenu par la Banque Publique
d’Investissement.

jeudi 27 novembre 2014

La fabrication de neurones moteurs humains à partir de cellules souches s'accélère

Des chercheurs d'I-stem ont réussi à accélérer le processus de fabrication des neurones moteurs pour avancer plus rapidement dans la compréhension de maladies telles que l'amyotrophie spinale ou la Sclérose latérale amyotrophique (SLA).




Des chercheurs de l'Institut des cellules Souches pour le Traitement et l'Etude des maladies Monogéniques (I-Stem - Inserm/AFM/UEVE), en collaboration le CNRS et l'Université Paris Descartes, viennent de développer une nouvelle approche pour mieux contrôler la différenciation des cellules souches pluripotentes humaines et ainsi fabriquer en seulement 14 jours différentes populations de motoneurones à partir de ces cellules. 

Les motoneurones qui innervent les fibres musculaires sont essentiels à la motricité. Leur dégénérescence dans de nombreuses pathologies entraine une paralysie et dans de nombreux cas le décès des patients. 
Les cellules souches pluripotentes humaines ont la capacité de donner naissance à toutes les cellules de l’organisme. Comprendre et contrôler leur potentiel de différenciation in vitro offre des opportunités sans précédent à la fois en médecine régénératrice mais également pour avancer dans l'étude des mécanismes physiopathologiques et la recherche de stratégies thérapeutiques. Cependant, le développement et la concrétisation de ces applications cliniques sont souvent limités par l’incapacité à obtenir, de manière efficace et ciblée, des cellules spécialisées telles que les neurones moteurs à partir de cellules souches pluripotentes humaines. Cette inefficacité est en partie due à une mauvaise compréhension des mécanismes moléculaires contrôlant la différenciation de ces cellules.
Les chercheurs de l'Inserm à l'Institut des cellules Souches pour le Traitement et l'Etude des maladies Monogéniques (I-Stem - Inserm/AFM/UEVE) en collaboration le CNRS et l'Université Paris-Descartes ont développé une approche innovante pour étudier la différenciation des cellules souches humaines et ainsi produire de façon optimale de multiples types cellulaires.
"La différenciation ciblée des cellules pluripotentes humaines est souvent un processus long et peu efficace. C'est le cas pour obtenir des neurones moteurs qui sont pourtant touchés dans de nombreuses maladies. Aujourd'hui, nous obtenons ces neurones avec notre approche en seulement 14 jours, quasiment deux fois plus vite qu’auparavant, et ceci avec une homogénéité rarement atteinte." explique Cécile Martinat, chargée de recherche Inserm à l'I-Stem.
L’approche devrait à moyen terme contribuer à mettre au point des traitements pour de maladies paralysantes telles que l’amyotrophie spinale infantile ou la sclérose latérale amyotrophique."Disposer rapidement de grandes quantités de neurones sera utile pour tester un nombre conséquent de molécules pharmacologiques en vue d'identifier celles qui sont capables d’éviter la mort des motoneurones" conclut Cécile Martinat.

mardi 28 octobre 2014

Paralysé, un patient remarche après une incroyable opération



Un patient paralysé a retrouvé l'usage de ses jambes après une transplantation de cellules nerveuses. Il est le premier au monde à avoir été soigné d'une déchirure totale des nerfs.

Le nom de Darek Fidyka restera dans les annales de la médecine. Quatre ans après une agression au couteau qui l'avait privé de l'usage de ses jambes, il peut marcher à nouveau. Ceci, grâce à une transplantation nerveuse unique, réalisée il y a deux ans par des médecins polonais, dirigés par le docteur Pawel Tabakow.
D'après l'article paru dans la revue Cell Transplantation, Darek Fidyka est la première personne au monde à se remettre d'une déchirure totale des nerfs de la colonne vertébrale. "Pour moi, c'est encore plus impressionnant que les premiers pas de l'homme sur la Lune," a commenté, à la BBC, le professeur Geoffrey Raisman de l'University College de Londres (UCL). 
Après de longs mois d'efforts et de rééducation, Darek Fidyka a maintenant retrouvé une vie presque normale. Il marche avec un déambulateur et a même pu reprendre le volant. "Quand ça commence à revenir, vous vous sentez revivre, comme si c'était une nouvelle naissance. C'est une sensation incroyable, difficile à décrire," a-t-il déclaré à la BBC, qui a eu un accès exclusif au patient et aux médecins. 
Des chirurgiens qui ont eu du nez 
Pour réaliser cette avancée, le docteur Tabakow a développé un traitement pendant 12 ans et a opéré Darek Fidyka à deux reprises. Les médecins ont transplanté des cellules nerveuses issues de la muqueuse de sa cavité nasale sur sa colonne vertébrale. Des cellules particulières, dites olfactives gliales engainantes (OEC). 
Leur pouvoir intéresse depuis longtemps les chercheurs. Elles ont la particularité d'encourager la régénération des neurones, au sein du système olfactif, mais aussi du système nerveux central. Transplantée dans la colonne vertébrale du patient, elles ont ainsi poussé les nerfs à se régénérer et ont permis de rétablir la connexion nerveuse. 
Le traitement des médecins polonais se base sur des travaux réalisés à l'UCL par Geoffrey Raisman et son équipe : "L'opération fournit un pont qui permet aux fibres nerveuses sectionnées de grandir au-dessus du vide," a-t-il expliqué repris par Le Point.
 D'autres transplantations à venir 
L'opération de Darek Fidyka a été en partie financée par la Fondation Nicholls des Blessures Vertébrales, créée par le chef cuisinier David Nicholls. Son fils est lui-même paralysé depuis un accident en 2003. D'après The Guardian, il a souhaité avant tout que cette opération en inspire d'autres. "L'information scientifique relative à cette avancée significative sera mise à la disposition d'autres chercheurs dans le monde entier afin que, ensemble, nous puissions nous battre pour enfin trouver un remède à cette situation qui prive les gens de leur vie", a t-il expliqué. 
Cette avancée n'a pourtant pas encore convaincu toute la communauté scientifique : "Seul un véritable essai (clinique) permettra de montrer que c'est bien (ce traitement) qui a refait fonctionner la moelle épinière," a déclaré, au Point, Alain Privat, chercheur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.
Geoffrey Raisman compte bien confirmer ces résultats et espère voir trois personnes être opérées en Pologne d'ici 3 à 5 ans si les fonds nécessaires peuvent être levés.

lundi 27 octobre 2014

نجاح زراعة الخلاية الجذعية بالأردن



نجح فريق طبي أردني يضم خمسة وثلاثين اختصاصيا في علاج مائة حالة أردنية وعربية مصابة بأمراض مستعصية ومزمنة بما فيها الشلل والقلب والتلاسيميا وسرطانات الدم ونقص المناعة المتوارثة، باستخدام الخلايا الجذعية بنسبة نجاح تراوحت بين 40 و90%.
 
كما أجرى الفريق ثلاثين عملية بنفس الطريقة بينها حالة لشابة أردنية كانت تعاني من شلل نصفي والآن تتعافى وتمشي على عكازين، تراوحت كلفتها بين عشرة وأربعين ألف دولار.
 
وحول هذه التقنية والحالات المعالجة، قال الاختصاصي باستخدام الخلايا الجذعية لعلاج الأمراض المستعصية والمزمنة والخبير الدولي بالخلايا الجذعية أديب الزعبي للجزيرة نت إن هؤلاء كانوا يعانون من الشلل النصفي أو الكلي جراء حوادث سيارات أو سقوط من أعلى، وكانت نتائج الفريق أفضل من دراسات مشابهة أجريت بدول غربية وشرقية.
 
وأوضح الزعبي -وهو أستاذ الخلايا الجذعية بجامعة فيلادلفيا ويشغل أيضا منصب رئيس الشبكة العربية للخلايا الجذعية ومقرها عمان- أن العلاج يشمل أمراضا مستعصية باستخدام خلايا جذعية مأخوذة من نخاع المريض نفسه وتنقيتها بالفصل المغناطيسي وإعادة حقنها بالعضو المصاب مباشرة بعد أقل من أربع ساعات باستخدام تكنولوجيا ألمانية.
 
وبحديثها للجزيرة نت أكدت هبة حجازي (24 عاما) وهي أول أردنية خضعت لعملية زراعة الخلايا الجذعية أن النتائج إيجابية جدا، وهي الآن تعتمد على نفسها وتمارس حياتها العادية بالبيت، موضحة أنها أصيبت بقطع في النخاع الشوكي وكسر بالعمود الفقري جراء حادث سير وهي على أبواب التخرج.
 
ونصحت هبة حجازي المصابين بالشلل بإجراء العملية وعدم اليأس، مؤكدة عدم وجود مضاعفات أو مخاطر لأن الخلايا تؤخذ من المريض نفسه.
 
نتائج إيجابية
الدكتور الزعبي أشار إلى أنه تم عرض هذه النتائج بمؤتمرات علمية عديدة كان آخرها المؤتمر الدولي لإعادة ترميم الجهاز العصبي في بكين، واعتبرت الأفضل بين خمسين دراسة وتمت تسميتها الطريقة الأردنية الأكثر التزاما بمعايير السلامة والأمان عالميا.
 
واستشهد الخبير الدولي الذي يمتلك 14 اكتشافا علميا في بنك الجينات الدولي بما قالته الدكتورة الايطالية ريتا مونتشيلي الحائزة على جائزة نوبل بعد استماعها للتجربة الأردنية "العلم الذي جاء من الشرق سيعود من الشرق".
 
وذكر الزعبي كذلك أن مؤسسات ومراكز بحثية عالمية بالولايات المتحدة وكندا وألمانيا وبريطانيا وإيطاليا طلبت الاستفادة من الخبرة الأردنية في علاج أمراض القلب والسكري والجهاز العصبي. 
 
نافذة المستقبل
بدورها، قالت رولا العزة التي تحمل درجة البكالوريوس بهندسة الجينات للجزيرة نت إنها تقوم بفصل الخلايا الجذعية من نخاع العظام والحبل السري وكريات الدم البيضاء لمعالجة أمراض يصعب علاجها بالطرق الطبيعية كإصابات الحبل الشوكي وسرطانات الدم. وأوضحت أن الخلايا الجذعية ستكون نافذة المستقبل لعلاج جميع الأمراض.
 
أما زميلها فراس الطوال فأشار إلى أنهم يجرون أبحاثا وعلاجات بالخلايا الجذعية عن طريق تنقيتها مغناطيسيا وزراعتها موضع الإصابة، واكتشفوا امتلاكها قدرات عالية لمعالجة الشلل وحالات العقم.
 
"استخدام الخلايا الجذعية لإعادة إنبات أو استبدال أعضاء أو معالجة الأمراض من الأمور والوسائل المطلوبة شرعا"العلامة الإسلامي محمود السرطاوي
مطلوبة شرعا 
وفي رده على الجزيرة نت حول جواز اللجوء إلى الخلايا الجذعية، رأى عميد كلية الشريعة والقانون بجامعة العلوم الإسلامية العالمية بالأردن محمود السرطاوي أن استخدامها لإعادة إنبات أو استبدال أعضاء أو معالجة الأمراض من الأمور والوسائل المطلوبة شرعا.
 
فالأصل -بحسب السرطاوي- هو استخدام التقنيات العلمية في خدمة الإنسان بما يحافظ على جسمه وصحته دون اختلاط في الأنساب، لأن مقاصد الشرع هي حفظ النفس والنسب.
 
وأكد ضرورة أخذ الحيطة فيما يتعلق بالخلايا المتعلقة بالأنساب، لافتا لعدم جواز نقلها لإنسان آخر للحفاظ على الخصائص الوراثية، وإذا أخذت من المريض ذاته أو لشخص آخر فهذا أمر جائز و"لا أعلم فيه خلافا شريطة بعدها عن الأعضاء التناسلية".
 
يُذكر أنه تم تأسيس الجمعية الأردنية للعناية بإصابات الحبل الشوكي لتوعية المواطنين وتقديم الرعاية الطبية للمصابين.                                           
المصدر : الجزيرة

زراعة خلايا



أصبح بوسع رجل بلغاري أصيب بالشلل من منطقة الصدر وحتى القدمين جراء تعرضه للطعن بسكين في ظهره؛ السير من جديد بمساعدة "مشاية" بعد خضوعه لعملية رائدة لزراعة خلايا من أنفه.
وتشمل التقنية الجديدة -التي وصفتها دراسة نشرت بدورية "سل ترانسبلانت" بأنها تطور مهم- زراعة ما يعرف بخلايا الشم في الحبل الشوكي للمريض ومد جسر عصبي بين فقرات عظمية تالفة.
وقال جيوفري رايزمان الأستاذ بمعهد علم الأعصاب التابع لجامعة لندن ورئيس فريق البحث، إن هذا الإجراء يعد تطورا مهما سوف يؤدي -مع إجراء المزيد من التطوير عليه- إلى تغيير تاريخي في فرص أولئك الذين يعانون من إعاقة بسبب إصابات في الحبل الشوكي.
وتم زرع هذه الخلايا التي تستخدم في حاسة الشم من أنف مريض يدعى داريك فيديكا (40 عاما) على جانبي الجزء المقطوع من حبله الشوكي بعرض ثمانية مليمترات جراء طعنة سكين، وقال رايزمان "كانت الحواف محاذية لبعضها جدا وفي وضع مثالي لمحاولة ضمها"، واصفا كيف استخدم طبيب الأعصاب البولندي باول تاباكو تقنيته ليمكّن فيديك من الحركة.
طبيب الأعصاب البولندي باول تاباكو شارك في العملية(لأوروبية)
إطفائي سابق
وتم إجراء الجراحة على فيديكا -وهو إطفائي سابق- في مدينة فروتسواف البولندية عام 2012، ولم يتم التطرق إليها إلا مؤخرا. وأصيب فيديكا بالشلل جراء تعرضه لطعنة في الظهر عام 2010.

وتعاون رايزمان المتخصص في إصابات العمود الفقري مع جراحين في مستشفى جامعة فروتسلاف في بولندا لنزع إحدى بصيلات حاسة الشم عند فيديكا وزرعها ومعها خلايا عصبية من الأنف في المنطقة المتضررة. واعتمد الأطباء على مد جسر عصبي بين الفقرات التالفة في العمود الفقري.
وقال رايزمان أمس الثلاثاء إن هذا الإجراء يمثل اختراقا وسوف يؤدي مع تطويره إلى تغيير مهم في النظرة إلى الحالات الميؤوس منها حاليا للأشخاص المعوقين جراء إصابات الحبل الشوكي.
ويعتقد رايزمان أن النجاح في معالجة المرضى الذين يعانون من إصابات في النخاع الشوكي يفتح الطريق لتطبيق مبادئ مماثلة لعلاج السكتة الدماغية والعمى والصمم.
وقد مرَّ أربعون عاما منذ أن وصف رايزمان أول مرة كيف أنّ الألياف العصبية التي تنقل حاسة الشم من الأنف إلى الدماغ قادرة على تجديد نفسها.
وقالت مؤسسة "نيكولز سبينال إنجري" الخيرية -ومقرها بريطانيا، وشاركت في تمويل الدراسة- إن فيديكا يواصل التحسن بدرجة أكبر من المتوقع، وإنه يستطيع الآن التحرك والاعتماد على نفسه بشكل أكبر.

vendredi 24 octobre 2014

Myopathie de Becker : preuve de concept de la thérapie génique


Une étude rapporte des résultats encourageants dans la myopathie de Becker d’un essai de thérapie génique apportant le gène de la follistatine dans les muscles.


Un produit de thérapie génique apportant le gène de la follistatine

Pour augmenter la taille et la force des fibres musculaires, une piste thérapeutique vise à apporter le gène de la follistatine, une protéine qui bloque un inhibiteur de la croissance musculaire, la myostatine. Elle consiste à transférer dans un virus adéno-associé (AAV) la forme musculaire de la follistatine, la follistatine-344 (AAV1.CMV.FS344). Cette piste a fait ses preuves chez la souris mdx et chez le macaque (augmentation de la taille des fibres musculaires et de la force musculaire).

Un essai de thérapie génique de phase I/IIa dans la myopathie de Becker

Un essai de phase I/IIa, en ouvert, coordonné par J. Mendell (Colombus, États-Unis), a évalué l’innocuité du transfert de l’AAV1.CMV.FS344 dans les muscles du quadriceps de 6 hommes atteints de myopathie de Becker capables de marcher et traités par prednisone un mois avant l’injection. 
Les 6 participants ont reçu 4 injections de l’AAV1.CMV.FS344 dans 3 des muscles du quadriceps : une faible dose pour la cohorte 1 (3 participants) ou une forte dose pour la cohorte 2 (3 participants).

Une distance de marche augmentée

Les résultats publiés en octobre 2014 ont montré que le traitement a été bien toléré par les participants des 2 cohortes. 
Pour deux participants de la cohorte 1, la distance de marche parcourue pendant 6 minutes, mesurée 6 mois après l’injection de l’AAV1.CMV.FS344, a augmenté (de 58 et de 110 mètres). Douze mois après l’injection, cette distance de marche s’était quasiment stabilisée (58 et 125 mètres, respectivement). Dans la cohorte 2, deux participants ont vu, 6 mois après l’injection, leur distance de marche parcourue pendant 6 minutes augmenter également (de 29 et de 108 mètres).
L’analyse des biopsies musculaires a mis en évidence une expression de la follistatine dans les muscles, une réduction de la fibrose et du pourcentage de fibres musculaires avec noyaux centraux, ainsi qu’une amélioration de la régénérescence musculaire.
Les auteurs suggèrent que la fibrose musculaire pourrait expliquer l’absence d’augmentation de la force musculaire chez les deux participants pour lesquels la distance de marche n’a pas été améliorée.

Des essais dans d’autres maladies neuromusculaires

L’équipe de J. Mendell mène actuellement un autre essai de phase I en ouvert pour étudier l’innocuité de l’injection de l’AAV1.CMV.FS344 chez des patients atteints de myosites à inclusion. Elle prévoit également de réaliser un essai de l’AAV1.CMV.FS344 dans la myopathie de Duchenne.